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De toutes les couleurs | Bloguez.com

Le peintre le photographe et la vache à lait

  : Ajouté le 23/9/2007 à 10:36

 
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-« Le peintre :

Le temps aujourd’hui ne pleure pas, il est lumineux et très en couleurs. C’est l’instant de le cueillir, croquer le paysage plein soleil. Voilà, tout est là, mon chevalet ma toile, mes pinceaux, mes tubes et mon inspiration. Je m’installe sur cette butte en herbe.

-« Le photographe :

Le temps aujourd’hui, ne pleure pas. Il est lumineux et très en couleurs. C’est l’instant de le cueillir, tirer le paysage plein soleil. Voilà, tout est là, mon appareil, mes piles, mon trépier et mon talent. Je m’installe sur cette butte en herbe.

Le peintre :

-« bjour Mr le photographe ! »

Le photographe :

-« bjour Mr le peintre ! »

Ensemble :

-« Que faites vous si tôt le soleil levé ? »

Ensemble :

-« je viens me servir un carré de nature ! »

Le peintre :

-« Moi je prends mon temps. Voyez vous cette feuille pendue au bout de cette branche d’arbre de bois? »

Le photographe :

-« Oui, je vois l’arbre et son tronc d’arbre! »

Le peintre :

-« de quelle couleur est-elle ? »

Le photographe :

-« Je ne m’en souviens plus ! Et vous Monsieur le peintre voyez vous cette bonne vache broutant l’herbe à brouter?

Le peintre :

-« Euh, non, je ne vois maintenant que le prés en herbe, que s’est-il passé ? »

La vache de très mauvais cuir :

-« Je n’ai pas que çà à faire ! »

Le photographe :

-« La vache broutant l’herbe à disparue, vous ne l’aurait pas sur votre toile. Vous êtes trop lent ! »

Le peintre :

-« Et vous, trop rapide, vous n’avez pas vu la feuille pendue ! »

Le peintre, le pinceau rageur :

-« Je vous caricature Monsieur, je vous charge, je vous parodie, je vous grotesque, je vous satyre ! »

Le photographe, l’index en furie sur le déclencheur :

-"Et moi, je vous vole Monsieur, votre âme, vos idées, votre talent, vos couleurs, vos muses ! »

De ses pinceaux, le peintre agresse via sa toile, le photographe tandis que le photographe s’acharne à mitrailler le peintre.

Arrive sur la butte herbeuse, le père Félicien Falconnet de la paroisse de Bessel. Il est accompagné de son enfant de cœur qui balance en direction des deux oposants son encensoir, tout fumant d’encens.

Le curé de Bessel, Félicien Falconnet, prie dans sa bouche on ne comprend mots:

L’abbé, Félicien Falconnet terminant :

-« Amène ! »

La vache à lait :

-« Je veux être béni ! Prier pour moi l’abbé, afin que je reste toujours bonne vache et que l’herbe que je mâche soit toujours bonne herbe que ma bouse sorte toujours bonne bouse et surtout débarrassez moi de ma butte herbeuse, ces deux fous furieusement fous. J’en ai le lait qui tourne, il faut que je l’apaise et le double, l’abbé, envoyez moi plutôt, un poète récitant ! »

F I N

Lucien Ruth (29 Août 2007)

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Faits divers à Monoglissia

  : Ajouté le 23/9/2007 à 10:29

 
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Devant la grande cours d’Athènes :

-« Accusé, levez-vous, racontez à Messieurs les jurés ce que vous avez fait dans la nuit du 8 au 9 janvier 1942 ! »

-« Oui, Monsieur le Juge ! »

L’accusé, pris son temps, il est calme, il regarda la salle comble, son avocat, enfin les Jurés et, devant Monsieur le Juge il déclara :

Voilà :

-« Dans mon village, à Monoglissia, le 8 janvier de chaque année, nous avons une coutume. Pendant 24 heures, tous les couples mariés changent de rôle. C'est-à-dire, toutes les femmes s'habillent en homme et abandonnent toutes les tâches ménagères. ! »

-« Plus fort je vous pris, interrompe le Juge, il faut que toute la salle vous entende ! ».

-« Bien Monsieur le Juge, je disais, que toutes les femmes s’habillent en homme et abandonnent toutes les tâches ménagères. Certaines vont au café, boivent en compagnie d'autres femmes. Elles discutent aussi des affaires de la ville, de politique ou jouent aux cartes, ou bien encore vont à la pêche, Et surtout, sont autorisée à fumer. Pendant ce temps les hommes, s'habillent en femmes, s'occupent des taches de la maison, des enfants et font les courses au marché. C’est une ancienne tradition qui plaît beaucoup à tous les couples, aux femmes d'abord pour cette journée de liberté, mais aux hommes aussi.

Avec cette journée, nous prouvons là, que nous sommes, tout aussi capables que nos épouses de gérer entièrement une maison et qu’elles n'ont aucune raison valable de rechigner continuellement.

Cette tradition s'achève à minuit du 8 Janvier. Seulement, au delà de minuit, ma femme, resta allongée sur le canapé, toujours habillée en homme. Elle commença à allumer un cigare. S'en était trop! J'ai enflammé une boite d'allumette et l'ai jeté sur sa chemise qui était d’ailleurs la mienne, puis s’enflamma aussitôt. Transformée en torche vivante, elle couru comme çà, en hurlant dans la rue et appelant à l'aide. Elle s'écroula devant un bassin d'eau. Mais trop tard, elle était entièrement carbonisée ! »

L’accusé annonce tout haut :

-« Monsieur le juge, Messieurs les jurés, je regrette mon geste, Mais, qu’auriez vous fait à ma place ? »

-« Je ne suis pas à votre place hurla le Juge! »

-« Il faut interdire cette coutume qui tue, préconisa l’Avocat de la défense ! ».

Au bout d’un bref délibéré, l’accusé fut acquitté. Il a été rapporté que le délai expressément fixé à 24 heures, avait été bafoué. L’affaire fut classée sans suite.

Méfiez vous Mesdames des bonnes coutumes !

F I N

Lucien Ruth (27 Août 2007)

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Le Frère du Gendarme

  : Ajouté le 17/9/2007 à 21:39

 
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Sur la route filante et vibrante

Un monsieur fou

Roule comme une étoile filante

Il fait partie des gens d’armes.

Un gendarme, au loin, ne se soucie point

Des gens d’armes et pas fou, siffle intensément

Poursuivant sa route vibrante

Le gens d’arme ne se soucie point

Des gendarmes en arme

Et s’en fou et s’en balance.

Vite rejoint par le gendarme

Aux formalités, reconnu son frère aîné

Ils s’embrassèrent comme deux frères aimés

Mais un gendarme doit être un gendarme

Guère aimable, il verbalisa le gens d’arme

Le frère aîné et aimé en rage, dégaina son arme

Et tue en tuant le gendarme.

Aux assises, debout, le gens d’arme,

Déclara avoir vu rouge,

Aucune pitié jugea le tribunal

On peut tuer un gens d’arme

Mais non un gendarme.

Sur la route de l’isolement

Filante et vibrante, un monsieur Plus fou,

Que fou, tue le temps.

F I N

Lucien Ruth (26 Juin 2007)

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A propos du blogueur

Je suis Lucien, retraité,blogueur depuis Seprembre 2007. Je suis un passionné d'écriture de la photo et de la peinture, mes journées son bien occupées. Faire ce que l'on a envie de faire, une chance inouie. un regret, ne pas avoir appris la musique.

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