!
-Une merveilleuse journée commence, un ciel azur, une verdure immense, ces chants et ces odeurs divers. Voilà, c’est un jour comme celui-ci que je choisirai pour mourir, Sans deuil et sans prière. Avec juste cette image de la nature belle et entière.
Dans l’immédiat, ce n’est pas mon but, c’est décidé, je vais trotter ce matin, dans ce merveilleux parc de St Ponce, aux milieux d’arbres centenaires où serpentent, ruisseaux, cascades et végétations aux odeurs enivrantes.
Evelove, laissa grande ouverte la fenêtre de sa chambre, son lit défait, et ses affaires en désordres. Elle fit un brin de toilette, enfilla juste un ensemble sportwear gris clair, mis sur sa poitrine, sa montre en sautoir, descendit le premier étage et ouvrit la porte d’entrée. Là, en extase, elle respira, plusieurs bouffées de grand air, en s’étirant, heureuse comme une chatte tout en remerciant le ciel.
-Allez, allons vers le sentier des grands arbres !
Elle courait légère, avec des mouvements très professionnelle d’une grande pureté, ses longues jambes belles et fines foulaient le sol, d’une manière aériennes. Ce matin elle se sentait jeune et jolie et gourmande de vie. A chacune de ses enjambées, elle savourait pour elle seule, les milles et une essences du parc. Elle haletait à peine, avec un bruit d’effort joyeux et soutenu, presque musical. Elle est belle, sauvage et nature.
Evelove longeait, un ruisseau, bordés d’eucalyptus, son pied gauche heurta une racine et elle perdit l’équilibre, voulant se rattraper elle alla ainsi, de trébuches en trébuches, s’affaler dans le ruisseau. Rien de cassé, mais tout en salissure. Débardeur et pantalon, trempé et en boue, sautoir brisé, mais aussi, visage et cheveux souillés, mains râpées. Elle pesta de rage en jurant comme un charretier, s’en prenant à mère nature et ses pièges. En un instant elle passa d’un bonheur parfait, à une cruelle déconvenue, criant autour d’elle et à haute voix, une cascade d’injures, à tout l’environnent. Le sentier, l’arbre et sa racine, également le ruisseau. Tous, étaient les responsables directes de sa chute humiliante et de sa très prochaine et vraisemblable mauvaise humeur qui n’en finira jamais.
Elle se releva rageuse.
-Heureusement, personne ne m’a vu, pensa-t-elle !
Pas à pas, elle repris le chemin du retour en rasant les arbres, cherchant l’ombre et l’épaisse végétation. Lorsque soudain elle entendit une voix d’homme.
-Puis-je vous aider ?
Sans savoir d’où venait cette voix, elle répliqua sèchement que non ! Qu’en aucune façon elle avait besoins d’aide, qu’elle s’en sortira toute seule, qu’il veuille bien donc sans insister, passer son chemin.
-Comme vous voulez répliqua l’inconnu !
-Mais qu’est-ce que je fous dans cette forêt de merde se répétait-elle, coléreuse
Elle entendit l’inconnu s’en aller. Là elle s’aperçut qu’il s’agissait d’un superbe cavalier sur sa belle monture. Le garde forestier sans doute !
Les larmes aux yeux. Elle pensa avec fureur.
-Quelle triple conne je suis !
Il y a des jours où on ferait mieux de rester chez soit.
F I N
Lucien Ruth (09 juillet 2007)