Sur la route filante et vibrante
Un monsieur fou
Roule comme une étoile filante
Il fait partie des gens d’armes.
Un gendarme, au loin, ne se soucie point
Des gens d’armes et pas fou, siffle intensément
Poursuivant sa route vibrante
Le gens d’arme ne se soucie point
Des gendarmes en arme
Et s’en fou et s’en balance.
Vite rejoint par le gendarme
Aux formalités, reconnu son frère aîné
Ils s’embrassèrent comme deux frères aimés
Mais un gendarme doit être un gendarme
Guère aimable, il verbalisa le gens d’arme
Le frère aîné et aimé en rage, dégaina son arme
Et tue en tuant le gendarme.
Aux assises, debout, le gens d’arme,
Déclara avoir vu rouge,
Aucune pitié jugea le tribunal
On peut tuer un gens d’arme
Mais non un gendarme.
Sur la route de l’isolement
Filante et vibrante, un monsieur Plus fou,
Que fou, tue le temps.
F I N
Lucien Ruth (26 Juin 2007)